Randonnée à la Tête de l'Arpettaz, Tête Ronde et Tête Noire et bivouac – Plateau des Glières
Avec un départ situé juste en contrebas du plateau des Glières, cette randonnée en boucle offre des paysages méconnus de la région et un véritable dépaysement à moins d’une heure d’Annecy. Un terrain de jeu idéal pour un bivouac en altitude avec vue sur les Aravis, le Mont Blanc, le lac Léman et une petite vue sur le lac d’Annecy depuis la tête de l’Arpettaz.
Elle ne présente pas de difficultés particulières en conditions estivales. Pour notre part, l’ayant faite avec encore beaucoup de neige mi-avril et le gros sac de bivouac sur le dos, l’aventure s’est avérée bien plus coriace que prévu.
Départ – Route du plateau des Glières
Le départ de cette boucle de randonnée à la Tête de l’Arpettaz, la Tête Ronde et la Tête Noire se situe en contrebas de la route des Glières, quelques centaines de mètres avant d’arriver au plateau. En raison de la coupe des arbres et de la neige encore bien présente, il n’était pas possible d’aller plus loin en voiture. À vérifier au milieu du printemps et en été, l’accès devrait être plus aisé.
Direction le chalet d’ablon
La randonnée débute sur la route carrossable et alterne avec quelques passages sur un chemin à travers la forêt, longeant de belles parois rocheuses par endroits. Après environ 4 km, on arrive à l’alpage et au Chalet d’Ablon. Les paysages sont vraiment jolis et on profite pleinement d’être au milieu de cet alpage, entouré par les forêts et cette forteresse rocheuse de part et d’autre.
Direction la tête de l’arpettaz
Passé le Chalet d’Ablon, le chemin continue tout droit avant de prendre un sentier sur la gauche.
Avec la neige, difficile de s’orienter : il faut faire confiance à la trace GPS que nous avions préparée avant de partir.
La pente se durcit un moment avant de déboucher sur un plateau, toujours enneigé pour nous mais certainement verdoyant et parsemé de lapiaz en été, avec des arbres çà et là.
Arrivés en fin de journée, les lumières basses rendent l’endroit d’autant plus magique.
Après un ultime effort, on arrive enfin juste en dessous de la Tête de l’Arpettaz, que l’on rejoint en quelques minutes.
De notre côté, rincés par cette dernière montée dans la neige et le soleil commençant à se coucher, nous décidons d’installer le campement pour la nuit.
Bivouac au sommet – Vue sur le Mont Blanc et le Léman
Nous revenons au col et montons les derniers cent mètres vers Tré le Mollard. Ce sommet, sans grand intérêt distinctif par rapport au précédent, semblait plus être une formalité pour compléter la liste des sommets.
Direction la Tête Ronde et la Tête Noire
Le lendemain matin, le lever de soleil n’est pas de la partie non plus, pas étonnant après les passages de pluie au petit matin.
On remballe nos affaires après le petit-déjeuner, on grimpe rapidement au sommet de la Tête de l’Arpettaz puis on reprend notre chemin en direction de la Tête Ronde.
Le soleil fait enfin son apparition. La Tête Ronde est rapidement atteinte et nous poursuivons en direction de la dernière, la Tête Noire. Un peu plus longue à rejoindre, avec un petit passage où il faut s’aider des mains, avant d’arriver au sommet quelques minutes plus tard.
Après une courte pause pour profiter de l’endroit, nous reprenons la descente avec une belle vue sur le plateau des Glières que l’on n’a pas pour habitude de voir sous cet angle.
La descente est plus difficile que prévu à cause de la quantité de neige encore présente, on s’enfonce jusqu’en haut de cuisse par endroits, et du fait qu’il est parfois délicat de lire les directions. Nous arrivons tout de même à rejoindre la piste carrossable plus bas, qui nous ramène tranquillement jusqu’à la voiture.
Résumé et avis.
La randonnée de la Tête de l’Arpettaz, Tête Ronde et Tête Noire ne présente pas de difficultés particulières en l’absence de neige. Elle offre de beaux panoramas, une petite vue sur le lac d’Annecy et une belle vue sur le Léman, sans compter les divers sommets alentour.
Bien moins connue que le plateau des Glières ou le Pas du Roc un peu plus bas, cette randonnée est bien plus intimiste et permet de se perdre dans un endroit qui paraît complètement déconnecté du reste du monde, bien qu’il soit à moins d’une heure d’Annecy.
Un spot de bivouac remarquable et une belle découverte que je ne peux que conseiller !
ATTENTION ! Le temps effectif de marche correspond à mon propre niveau (la plupart du temps, même en m’arrêtant prendre des photos régulièrement, je marche particulièrement vite). Si vous n’êtes pas bon marcheur, vous pourrez facilement rajouter 1h à 2h de plus.
Itinéraire









































































