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Randonnée à la Pointe de Marcelly et au Lac de Roy

Randonnée du Lac de Tardevant : bivouac au bord de l'eau et Pointe de Tardevant

La randonnée de Tardevant est une véritable merveille, et passer la nuit en bivouac au bord du lac reste un moment à part, surtout quand le coucher de soleil s’en mêle. Rejoindre la Pointe de Tardevant demande en revanche davantage d’endurance, et la fin de l’ascension peut impressionner les personnes sujettes au vertige. La vue, elle, est exceptionnelle au sommet.

Le départ : Les Confins, au-dessus de La Clusaz

La randonnée de Tardevant débute aux Confins, au-dessus de la station de La Clusaz, dans le massif des Aravis. Il faut rouler jusqu’à la fin de la route des Confins et se garer sur le parking des Confins.

La montée vers le lac de Tardevant

De là, on commence la marche sur une route carrossable jusqu’au Chalet de Paccaly. Arrivé au chalet, on quitte la route pour emprunter le chemin qui part sur la droite. On le suit et on passe un premier embranchement, avec un sentier qui file vers la Tête de Paccaly et le Trou de la Mouche.

Environ 400 mètres plus loin, on rejoint une route carrossable que l’on emprunte jusqu’au Chalet de Tardevant, où l’on bascule à nouveau sur un chemin. La pente se durcit sur un peu plus d’un kilomètre, jusqu’à atteindre le lac de Tardevant.

Bivouac au lac de Tardevant

De mon côté, ayant prévu un bivouac au lac de Tardevant, c’est en fin d’après-midi que j’atteins le lac. L’idée en tête : partir au petit matin pour faire le lever de soleil au sommet de l’Ambrevetta, collée à la Pointe de Tardevant.

J’installe mon campement rapidement, histoire de profiter du coucher de soleil, qui fut magnifique ce soir-là. Une fois le soleil couché, je mets à profit les dernières lueurs pour dîner, avant de patienter un moment et d’immortaliser le ciel étoilé en me baladant au bord du lac.

Petite anecdote de cette nuit-là : resté accroupi à faire des photos en pose longue, au moment de me relever, j’aperçois une silhouette me foncer dessus depuis les airs — et faire volte-face en me voyant me redresser. Impossible de savoir de quel rapace il s’agissait, mais une belle frayeur et un souvenir gravé dans ma mémoire. Après ça, je décide qu’il est grand temps de filer me coucher.

Lever aux aurores, direction la Pointe de Tardevant

Comptant 40 minutes pour gravir large les 2 kilomètres et 350 mètres de D+ restants, je me lève un peu plus d’une heure avant le lever du soleil, le temps de remballer mes affaires et de prendre la route à la frontale.

On ne peut pas se tromper ici : il n’y a qu’un seul chemin pour monter au sommet, avec des passages parfois raides qui se font sentir avec le poids du sac. Après ces derniers kilomètres, on atteint d’abord la Pointe de l’Ambrevetta (selon le chemin emprunté sur la fin), avant de continuer sur l’arête en direction de la Pointe de Tardevant.

Comme souvent dans les Aravis, la vue sur le Mont Blanc est saisissante, d’autant plus au lever du soleil. On se régale aussi de la vue sur les sommets environnants des Aravis, qui donnent déjà envie de revenir les gravir.

Après avoir profité du lever de soleil et d’un petit déjeuner au sommet, il est temps de repartir. Le retour se fait par le même chemin qu’à l’aller : il suffit de redescendre les 1 100 mètres de dénivelé avalés pour atteindre le sommet.

En résumé : faut-il faire cette randonnée ?

Bivouaquer au lac de Tardevant est une superbe expérience, avec plusieurs emplacements plats pour y planter sa tente. La randonnée de Tardevant ne présente pas de danger particulier et n’est pas la plus difficile, pour peu que l’on encaisse le dénivelé. Seule l’arête menant à la pointe peut éventuellement impressionner les personnes sujettes au vertige.

Une randonnée à faire au moins une fois.

ATTENTION ! Le temps effectif de marche correspond à mon propre niveau (la plupart du temps, même en m’arrêtant prendre des photos régulièrement, je marche particulièrement vite). Si vous n’êtes pas bon marcheur, vous pourrez facilement rajouter 1h à 2h de plus.

Itinéraire