Lac du Lauzon et lac Bleu : randonnée bivouac dans le Valgaudemar (Écrins)
Une boucle courte, peu exigeante, et pourtant amplement récompensée par des panoramas et des cascades qui justifient à eux seuls la route. Au fond du Valgaudemar, dans le massif des Écrins, le lac du Lauzon et le lac Bleu se découvrent en une randonnée accessible, que j’ai choisi de rallonger d’une nuit en bivouac. Le second lac, avec son eau transparente et d’un bleu profond, a des allures presque féériques.
Accès : rejoindre le Chalet-Hôtel du Gioberney, au fond du Valgaudemar
Pour rejoindre le départ de la randonnée, il faut remonter jusqu’au bout du Valgaudemar, dans les Hautes-Alpes. Le parking se situe près du Chalet-Hôtel Refuge du Gioberney, à 1640 mètres d’altitude, le point le plus haut de la vallée accessible en voiture. À quelques pas de là seulement, une petite pépite attend déjà : la cascade du Voile de la Mariée, qui récompense les plus de trois heures de route nécessaires depuis Annecy pour arriver jusqu’ici.
Arrivé en fin d’après-midi avec l’idée de bivouaquer au lac du Lauzon, j’ai préféré garder la découverte de cette cascade pour le retour, le lendemain.
Sur le sentier, en direction du lac du Lauzon
La randonnée démarre sur un large chemin, avant de bifurquer rapidement à gauche pour s’élever au-dessus de la cascade du Voile de la Mariée. Quelques lacets s’enchaînent, puis le sentier traverse une pente modérée, avec des vues dégagées sur les torrents et les sommets voisins.
Peu avant d’atteindre le lac, une autre cascade se dévoile sur la gauche. Il est passé 19 heures lorsque nous atteignons enfin le lac du Lauzon, où quelques randonneurs s’étaient déjà installés pour la nuit. Nous trouvons malgré tout un emplacement plat, dominant le lac, pour y monter la tente : ma toute première expérience de bivouac.
Bivouac au bord du lac du Lauzon
Ce soir-là, les sommets se sont vite enveloppés de nuages bas, nous privant d’une vue dégagée sur les alentours. L’ambiance y a gagné en intimité : dîner face à l’eau, quelques photos prises dans la pénombre, et l’attente d’une nuit que je savais s’annoncer froide.
Elle le fut. Le sommeil est resté agité, mais l’envie de voir le soleil se lever sur le lac a suffi à faire passer les heures. Encerclé de sommets, le lac met du temps à recevoir ses premiers rayons : j’ai profité de ces minutes suspendues, la scène encore voilée par le petit matin, pour la photographier.
Jusqu’au lac Bleu, la suite naturelle de la randonnée
Après un petit-déjeuner au soleil et le pliage du campement, direction le lac Bleu, à seulement un kilomètre et 180 mètres de dénivelé plus haut. Le sentier est vite avalé, et ce second lac se révèle être un vrai joyau : une eau d’une limpidité et d’une teinte bleutée saisissantes, rehaussée par le reflet des montagnes environnantes et par une petite source qui s’y déverse.
Retour au Gioberney : anticiper l’affluence du parking
Le chemin du retour est bien balisé et ramène rapidement au parking. En fin de matinée, celui-ci était déjà très occupé : mieux vaut prévoir une arrivée matinale pour éviter la foule et les difficultés de stationnement, cette randonnée étant l’une des plus fréquentées du Valgaudemar. Au parking, je conseille de faire un tour à la cascade du voile de la mariée près de l’hôtel/refuge.
La route des cascades, un bonus avant de quitter la vallée
La descente dans la vallée réserve encore quelques merveilles. En empruntant ce que l’on appelle localement la route des cascades, plusieurs chutes d’eau jalonnent le trajet vers la plaine, dont la cascade de Combefroide et la cascade du Casset, qui valent un arrêt si le temps le permet.
En résumé : faut-il faire le lac du Lauzon et le lac Bleu ?
La randonnée au lac du Lauzon et au lac Bleu est une manière d’aborder le Valgaudemar sans trop forcer. Les deux lacs, les cascades croisées en chemin et l’environnement préservé du Parc national des Écrins suffisent à changer complètement de décor en une sortie courte.
Le lac du Lauzon se prête bien au bivouac, à condition de vérifier les règles en vigueur et de respecter les usages qui permettent de préserver un site aussi fréquenté. Le lac Bleu, lui, reste le vrai bijou de la boucle : difficile de résister à une eau aussi cristalline, dans un cadre aussi intimiste.
Itinéraire



































